50 places pour le cycle "le Cinéma et surréalisme" au Centre Wallonie-Bruxelles

 

Dans le cadre du cycle « cinéma et surréalisme », (du 6 février au 17 mars 2014) le Centre Wallonie-Bruxelles vous invite à 4 séances de cinéma les vendredi 14 février 2014 (18h30 et 20h) et samedi 15 février (17h et 18h30)

10 places pour chacune de ces séances. Envoyez votre nom, prénom, nom de maison et date souhaitée à reservation@cwb.fr - Si vous recevez une réponse c'est gagné.

 

  • Vendredi 14 février :

18h30 : Magritte ou La Leçon de choses de Luc de Heusch, Jacques Delcorde et Jean Raine
(1960 – Belgique – 15 min.)
Au départ, une commande de la télévision, un artiste, juste avant que la gloire internationale ne le saisisse, donc un homme affable et disponible, et un texte de Breton "La Leçon des choses", dix lignes merveilleuses qui disent que les objets doivent être pris au sérieux. Magritte est situé, avant tout, dans son travail de poète, de visionnaire, de perturbateur de mots et d’images.
suivi de Monsieur René Magritte d’Adrian Maben, en sa présence
(1978 – France/Allemagne – 50 min.)
D’abord le cadre, le 93 rue des Mimosas à Bruxelles, avec son salon Louis XVI, des angelots dorés et le chevalet dans la salle à manger, que l’on débarrassait au moment des repas. Ensuite, la biographie ; la vie petite bourgeoise bouleversée par le suicide de la mère et confortée par Georgette, la femme aimée et épousée qui deviendra l’unique modèle ; ses liens avec le surréalisme belge et français puis le succès, la reconnaissance internationale ainsi que les périodes traversées, les débuts futuristes, le choc de Chirico, la période "vache" et "plein soleil".

20h : La photographie surréaliste de Stan Neumann
(2009 – France – vidéo – 26 min.)
Ils s'appellent Man Ray, Dora Maar, Alvarez Bravo, Brassai, André Kertesz, Henri Cartier-Bresson. Ils comptent parmi les plus grands noms la photographie du XXe siècle. Dans les années 1930, leurs images incarnent ce que le surréalisme a de plus intense.
suivi de Jacques Lacomblez, « marxiste et surréaliste » de Ludovic Tac, en sa présence
(2011 – France – vidéo – 56 min.)
Le film propose un voyage à travers l’œuvre picturale et poétique de Jacques Lacomblez. Sans jamais sacrifier au catalogue biographique, le réalisateur nous en montre la vie quotidienne, le travail, le réseau d’amitiés, à travers un périple qui part de Thuin, sa ville d’enfance, à la grève de Penmarch’, en Bretagne, où Tristan attendit en vain la venue d’Yseult la blonde.

  • Samedi 15 février :

17h : Quatre courts métrages
Alechinsky d’après nature de Luc de Heusch
(1970 – Belgique/France – 20 min.)
Le travail de l’artiste est présent dès la première image. Bruit de papier déroulé qui devient musique, préparation du pinceau, impression d’un rituel qui tient à la fois des gestes du bon artisan et de quelque chose de fort, comme le torero qui entre dans l’arène. C’est lui aussi qui termine le film dans une longue et très belle séquence où le peintre fait un tableau sur fond sonore du rythme des Gilles. 0n a assisté en condensé et en urgence à la fête créative.
Dotremont-les-logogrammes de Luc de Heusch
(1972 – Belgique – 14 min.)
Dès le générique, on entre en logogrammes à partir du lieu où s’est mis en place, fantasmatiquement chez Dotremont, le désir d’écriture inspiré par l’amour qu’il porte à Gloria. La caméra dira tout au long du film la position du corps, des mains, l’avancée de l’encre, donc la naissance de ses poèmes visuels, jusqu’à l’autodafé qui attend ceux qui ne sont pas parfaits.
135 km à l’heure de Paul Bury et Clovis Prévost
(1972 – France – 12 min.)
L’esthétique industrielle, en général, automobile en particulier, a toujours sollicité les plasticiens. Depuis les futuristes, en passant par Picabia pour arriver à César, Armand, Leccia, tous ont fait entrer dans leur œuvre la fascination de la mécanique. Pol Bury, sculpteur, qui a introduit le mouvement dans son travail et cinéaste, était tout désigné pour répondre à la commande de la régie Renault : montrer une chaîne de montage. Plans rapprochés de gestes, de pièces, bruits de machines, presse, laminoirs, robot, tôle, il montre dans un film très découpé, rapide, la construction d’une automobile. Regard d’un artiste plus que film sur l’art.
Al Alimon de Coline Beuvelet
(2006 – France – 18 min.)
Al Alimon : mot employé dans la corrida lorsque les deux toreros peuvent toréer le taureau simultanément en tenant chacun un bout de la même cape.
Pierre Alechinsky nous raconte l’aventure picturale qu’il a partagée avec son ami Alberto Gironella. Un projet à quatre mains où le thème, la tauromachie, sera imposé par le peintre mexicain et le matériel utilisé (papier encre de chine) sera imposé par le peintre belge.

18h30 : Alechinsky, l’œil du peintre de Robert Bober
(1996 – France – 1h10)
Au départ une idée de cinéaste : demander à Pierre Alechinsky ce qu’il pensait de la reproduction de ses tableaux captés par une caméra de télévision. Est-ce que les couleurs étaient exactes et sinon comment arriver à la fidélité la plus grande ? Ce postulat purement technique tourne assez vite court et c’est le peintre qui va entraîner le réalisateur sur son territoire et le faire entrer dans ses interrogations et là, le film devient passionnant, ouvert comme une grande conversation.