3 ciné concerts = 30 places gratuites au Centre Wallonie-Bruxelles

Dans le cadre du cycle « cinéma et surréalisme », le Centre Wallonie-Bruxelles aimerait inviter les résidents de la Cité internationale à 3 ciné concerts les vendredi 7 février (20h) et samedi 8 février (18h30 et 20h).
10 places par ciné-concert sont à gagner. Envoyez votre nom, prénom, Nom de Maison et date choisie à reservation@cwb.fr - Si vous recevez une réponse c'est gagné.

  • Vendredi 7 février 2014 à 20h :

Ciné-concert avec Daniel Schell (tape-guitare) et Tomonori Takeda (clarinette)
Images d’Ostende de Henri Storck - (1928 – 12 min. – N/B)
Film organisé en chapitres visuels : le port, les ancres, le vent, l’écume, les dunes, la mer du Nord – une série d’images qui n’ont rien à voir avec l’anecdote ou l’illustration. L’eau, le sable, les vagues entrent directement dans le vocabulaire filmique. Trains de plaisir de Henri Storck - (1930 – 8 min. – N/B) Caméra : Henri Storck.
« L'évocation d'un milieu social typique rejoint celles de Bruegel, Bosch, Ensor ou Permeke.» Paul Davay, Cinéma de Belgique, 1973.
Combat de boxe de Charles Dekekeuleire (1927 – 7 min. – N/B). Basé sur le poème Combat de boxe de Paul Werrie. Caméra : Antoine Castille. Producteur : Charles Dekeukeleire.
Poème cinématographique composé d'une alternance de plans positifs et négatifs, dont le prétexte est l'acharnement de deux boxeurs. Avec aussi la présence du public, la tension entre la foule et le ring qui sont portés par un montage fulgurant et chorégraphique.
Monsieur Fantômas d’Ernst Moerman (1937 – 17 min. – N/B). Caméra : Roger et Norbert Van Pepestraete. Avec Jean Michel, Françoise Bert, Jacqueline Arpé, Trudi Van Tonderen. Production : Les Films Hagen-Tronje. En smoking et chapeau claque, le Maître du Crime, Monsieur Fantômas, parcourt le monde à la poursuite de la belle Elvire, jalonnant son itinéraire de méfaits et d'outrages aux bonnes mœurs. On retrouve ici l’amour fou, les méandres du rêve, l’anticléricalisme forcené, l’appel à la subversion et à l’aventure dans « un monde où rien n’est impossible, où le miracle est le plus court chemin de notre inquiétude au mystère » (E. Moerman).

 

  • Samedi 8 février à 18h30 :

Ciné-concert avec D. Schell et T. Takeda suivi d’une rencontre autour de Henri d’Ursel
La Perle de Henri d’Ursel (1929 – 33 min. – N/B). Scénario : Georges Hugnet. Caméra : Marc Bujard. Avec : Kissa Kouprine (la voleuse), Georges Hugnet (le jeune homme), Mary Stulz (la fiancée) et Renée Savoy (la somnambule). Production : ARC (Bruxelles). L'unique film du comte Henri d'Ursel est d'inspiration surréaliste. Il le réalise sous le pseudonyme Henri d’Arche dans, selon lui, « l’enthousiasme et l’inexpérience ». Principal protagoniste, Georges Hugnet est aussi l'auteur du scénario. Dans un Paris calqué sur les ciné-romans de Feuillade, le protagoniste se lance à la poursuite d’une perle, sans cesse perdue et retrouvée. suivi d’une rencontre avec Léopold d’Ursel, le fils de Henri d’Ursel.

 

  • Samedi 8 février à 20h :

Ciné-concert avec Daniel Schell et Tomonori Takeda Impatience de Charles Dekekeuleire
(1928 – 36 min. – N/B) Avec Yonnie Selma. Un carton introductif informe le spectateur que le film sera composé de quatre séries d’images : « La moto, la femme, la montagne et des blocs abstraits », éléments à partir desquels Dekeukeleire va construire son film selon des paramètres très précis. Le rythme du film est donné par une fragmentation mathématique en segments temporels. Les quatre jeux d’images vont se succéder dans toutes les combinatoires possibles, sans que jamais soit prise en compte une ligne mélodique ou une montée dramatique. Un pur chef d’œuvre de l’avant-garde surréaliste.
Histoire de détective de Charles Dekekeuleire (1929 – 49 min. – N/B). Scénario : Maurice Casteels. Avec Pierre Bourgeois.
Une femme inquiète du comportement de son mari, trop souvent absent, demande à un détective de le suivre et de lui faire un rapport. Charles Dekeukeleire découpe son film par des cartons qui informent des rebondissements de l’histoire. Cependant, cette trame ne sert qu’à mettre en avant un prétexte pour mieux désarticuler le récit au profit du seul cinéma. En effet, le détective va employer un appareil de prises de vues comme instrument d’investigation. La caméra devient ainsi le personnage principal et sa subjectivité le sujet essentiel du film. Les cartons sont dessinés par le peintre Victor Servranckx.