Plongez dans le Paris des années 50 au Musée Mendjisky

insoumis-art-moderne-mendjisky-ciup

 

Le Musée Mendjisky - Écoles de Paris invite les résidents de la Cité à découvrir sa toute nouvelle exposition : « Les insoumis de l'art moderne ».

 

La naissance d'un courant

Dans l’immédiat après-guerre, le monde de l’art est en pleine ébullition. Dans ce climat de reconstruction et de liberté retrouvée, Paris reprend rapidement sa place de ville lumière. De nombreux jeunes peintres quittent leur province pour participer à ce renouveau. Dans un premier temps ils se fondent dans une contemporanéité qu’incarnent Picasso et Matisse. Mais la réouverture du Louvre et la découverte des chefs-d’oeuvre qui y sont accrochés leur provoquent un tel choc qu’ils décident de se rebeller contre une modernité qu’ils jugent alors factice.

Les insoumis de l'art moderne

Tout en peignant avec les moyens de leur époque, ils se placent dans la continuité de la grande peinture et principalement de Courbet qui est pour eux le dernier grand peintre humaniste. Aux jeux picturaux et concepts légitimés par une idée de progrès en art, ils répondent par une volonté de permanence où humain, intelligibilité et universalité sont les maîtres mots. Plus de mille peintres adhéreront à ce mouvement d’insoumission.

“To Them Picasso Is Old Hat”

Chaque année, à partir de 1950, ils se réunissent au sein de leur Salon de la jeune peinture. Le retentissement est mondial et Joseph A. Barry n’hésite pas à écrire dans The New York Times, “To Them Picasso Is Old Hat”. Pendant dix ans ces peintres seront à la base du rayonnement artistique de Paris. Mais le climat de guerre froide, l’idée que la figuration n’est qu’une valeur du passé et la perte d’influence de l’école de Paris face à celle de New York auront raison du mouvement.

Le Musée Mendjisky présente sa nouvelle exposition

L’exposition se veut une redécouverte d’un pan de notre histoire artistique totalement oublié et qui pourtant remet en question l’écriture de l’art du XXe siècle. On y retrouvera les initiateurs du mouvement, les prix de la critique Bernard Buffet, Bernard Lorjou, André Minaux et les peintres de la Ruche, Simone Dat, Michel de Gallard, Paul Rebeyrolle et Michel Thompson mais aussi des peintres qui ont, dans le sillage de ces jeunes maîtres de la première heure, créé la diversité et l’ampleur du mouvement tels Françoise Adnet, Bellias, Cara-Costea, Jean Commère, Guerrier, Heaulmé, Roger Lersy, Pollet, Gaëtan de Rosnay, Françoise Sors et Maurice Verdier.

À travers une soixantaine d’oeuvres maîtresses, l’exposition montre comment ces peintres ont réaffirmé une vision de l’art faite de chair et de terre et combien la seconde partie du XXe siècle n’est pas celle du vide mais celle de la figure réinventée par de nombreuses individualités comme Francis Bacon, Balthus, Lucian Freud, Edward Hopper ou Giorgio Morandi mais aussi par tous ces jeunes peintres épris d’humanité qui, dans les années 50, se sont battus pour imposer une figuration que la modernité voulait à jamais dissoudre.

Texte de Florence Condamine et Pierre Basset, Commissaires d’exposition

 

L'exposition Les insoumis de l'art moderne est présentée du 12 octobre au 31 décembre au Musée Mendjisky - École de Paris.

Plongez dans le Paris des années 50 : le Musée Mendjisky - École de Paris a réservé spécialement 10 places aux résidents de la Cité internationale pour le vernissage de l'exposition, mardi 11 octobre de 17h à 21h.

Comment gagner ? Soyez le plus rapide à envoyer vos prénom, nom et maison de résidence et numéro de chambre à : citeflash@ciup.fr. Les 10 premiers recevront leur place directement dans la boîte aux lettres de leur résidence :)

Mise en page 1 © FMEP  Mise en page 1  © FMEP  Mise en page 1 © FMEP  Mise en page 1  © FMEP  Mise en page 1 © FMEP