Peintures Warli à la Maison de l’Inde

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ciup.fr - Lorsque l’agence d’architecture de Florence Lipsky et Pascal Rollet réalise la Maison de l’Inde à la Cité internationale universitaire de Paris, elle propose de donner au projet une dimension artistique en lien avec la culture indienne. En leur temps, la Maison des étudiants d’Asie du sud-est, la Maison du Japon ou encore la Résidence Lucien PAYE avaient su révéler des artistes talentueux qui mettaient leur production artistique au service d’un projet architectural, renforçant l’identité culturelle de la maison.

L’architecte renoue donc, à travers son bâtiment résolument contemporain, avec une longue tradition de la Cité internationale. Associant à sa démarche la direction de la Maison de l’Inde, elle fait appel à Hervé PERDRIOLLE, spécialiste de l’art tribal contemporain indien et notamment de la peinture Warli, afin de doter les cuisines collectives de vastes peintures murales. Collectionneur, critique d’art et commissaire d’exposition, Hervé PERDRIOLLE s’est familiarisé avec cet art ancestral en séjournant dans la région du Maharashtra de 1996 à 1999. Il y découvre alors une forme d’art transmise de génération en génération depuis des millénaires et se lie d’amitié avec Jivya Soma Mashe, le représentant le plus célèbre de cet art pratiqué dans l’ouest de l’Inde. En 2009, Jivya Soma Mashe recevait le Prince Claus Award, la prestigieuse distinction néerlandaise en faveur de la culture et du développement.

C’est à son fils Sadashiv et à son petit-fils Kishore, tous deux perpétuant l’héritage familial, que l’on doit la réalisation des peintures de la Maison de l’Inde. Les artistes ont choisi de nous livrer une légende différente à chaque étage, reprenant des thèmes chers aux tribus Warli.