Floriane, résidente de la Cité, vous invite à l’opéra !

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Cela faisait bientôt des années que la Cité n’avait pas accueilli d’opéra. Voilà à présent, chose réparée ! Floriane, résidente et chanteuse lyrique, invite chacun d’entre vous vendredi 20 janvier à 20h00 et dimanche 22 janvier à 18h00 pour découvrir « Cosi fan tutte » de Mozart.

Elle s'appelle Floriane Petit, mezzo-soprano de 24 ans, boursière de la Cité, résidente à la Maison Internationale AgroParisTech après deux années à la Fondation Biermans-Lapôtre. C'est d'ailleurs là-bas que j'ai rendez-vous avec elle pour me faire raconter les secrets de cet opéra. Lorsque j'entre dans la grande salle des fêtes de la Fondation Biermans-Lapôtre, on m'indique un grand paravent japonais. Je la découvre effectivement attendant sagement derrière. Floriane porte son costume de scène.

D’abord surpris, je réalise que nous sommes en pleine répétition du prochain opéra qui sera joué à la Cité. Nous avons quelques instants pour échanger avant son entrée sur scène...

Comment as-tu connu la Cité ?

J'ai appris l'existence de la Cité par un ami à une étape importante de ma vie tandis que je préparais mon déménagement à Paris pour un master en musicologie à l'Université de Louvain-la-Neuve. J'ai ainsi pu intégrer sereinement l'Ecole normale de musique de Paris en septembre 2014 dans la classe de mon professeur, la basse belge Daniel Ottevaere, avec qui j'étudie aussi au Conservatoire de Valenciennes.

Comment t'es venue l'idée d'organiser cet Opéra ?

A l'origine, mettre en scène cet opéra de Mozart "Cosi fan tutte" est une idée du baryton Mathias Guillaumond-Kopytto. C'est lui qui m'a proposé le rôle de la mezzo, Dorabella, une des deux sœurs dont la fidélité à leurs fiancés est testée lors d'un pari lancé par le vieux philosophe Don Alfonso. La volonté de Mathias était de distribuer les rôles aussi bien à des chanteurs débutants que confirmés.

" Le plaisir d'apprendre est fondamental pour nous."

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Photo de la répétition

Pour la petite histoire, la naissance de cet événement à la Cité universitaire revêt une dimension presque familiale. En effet, Daniel Ottevaere, mon professeur, s'est pris au jeu en entrant dans la peau de Don Alfonso. Or, il a lui aussi habité à la Fondation Biermans-Lapôtre quand il était à l'Ecole de l'opéra dans les années 80. C'est assez symbolique, même émouvant, de se retrouver là pour chanter ensemble, car nous sommes en plein dans les valeurs fondatrices de la cité de transmission des savoirs !

Quelles difficultés as-tu pu rencontrer pour faire jouer cet opéra à la Cité ?

Cette aventure est très formatrice pour une jeune chanteuse comme moi, d'autant plus qu'on est parti de rien. Pas de financement pour les costumes et les décors et, première difficulté, pas de lieu assez spacieux pour accueillir un Opéra ! C'est donc tout naturellement que j'ai amené l'équipe à la Fondation Biermans-Lapôtre, dont la magnifique salle des fêtes propose une belle scène, avec un piano à queue, un vidéo projecteur pour les surtitres et une capacité de 300 spectateurs. Il faut aussi un espace où l'on peut chanter à pleine voix sans trop déranger, et stocker costumes, décors et accessoires. Autant dire qu'avec tant de contraintes, monter un Opéra est loin d'être simple.

En quoi la Cité t'a t-elle aidé dans la concrétisation de ton projet ?

La Maison des Etudiants de l'Asie du Sud-Est et la Maison de l'Argentine nous ont accueillis dès le début des répétitions. Je me dis parfois que c'est sans doute l'âme de Stéphane Ariel (ndlr : comédien belge ayant résidé à la Fondation Biermans Lapôtre de 1956 à 1971 et fondateur du premier Théâtre de la Cité) qui  nous a insufflé suffisamment de persévérance et d'inspiration durant ces mois de travail.

" Être résidente à la cité a été pour moi une véritable chance !"

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Photo de la répétition

Quelle est ton actualité en dehors de cet opéra de Mozart ?

En parallèle d'un prix de perfectionnement à Valenciennes, je chanterai le rôle de Didon de l'opéra "Didon et Enée" de Purcell, en mars avec l'orchestre Valenciana. Et j'ai toujours des idées de concerts à la Cité, merveilleux écrin pour les jeunes musiciens !

Un message à adresser aux résidents ?

Le seul endroit où se rendre ce week-end, c'est la Fondation Biermans-Lapôtre vendredi 20 janvier (20h) et dimanche 22 janvier (18h). Venez nombreux !

 

Intéressé ?

L’opéra de W. A. MOZART, Cosi fan tutte, par la compagnie lyrique I Giocosi.

Le vendredi 20 janvier à 20h00 et le dimanche 22 janvier à 18h00 à la Fondation Biermans-Lapôtre

Distribution :

Héloïse Koempgen-Bramy et Estelle Rabaud* (Fiordiligi), Amélie Tatti et Déborah Salazar* (Despina), Floriane Petit (Dorabella), Léo Muscat et Ferguson Gardé-Chevalier* (Ferrando), Mathias Guillaumond-Kopytto (Guglielmo) et Daniel Ottevaere (Don Alfonso), Zoé Hoybel (pianiste)

 

A propos de "I Giocosi"

Afin de faire vivre le projet au-delà des deux représentations de la Fondation Biermans-Lapötre, Mathias et Daniel ont créé en janvier la compagnie "I Giocosi", qui proposera des opéras en version scénique, accompagnés au piano ou petits ensembles, mobiles et principalement classiques et à caractère léger, toujours en mêlant les niveaux. Des dates pour "Cosi fan tutte" sont déjà prévues, notamment deux à Valenciennes au mois de mai.

Page Facebook "I Giocosi"